Pourquoi jouer mes pièces ?

J’ai hésité à écrire cet article. Le titre lui-même m’emmène dans une démarche qui est étrangère à ma nature profonde : je peux bien vous l’avouer, je ne sais pas me vendre. Au début je me disais que si les pièces étaient bonnes, les gens les liraient et les joueraient. Tout simplement.

 

Mais c’est un exercice que j’ai dû apprendre avec le temps quand je me suis aperçu que comme partout, certains savent se vendre sans se soucier de la qualité. D’autant qu’avec internet les textes pullulent comme des moustiques en été.

La concurrence est bonne en soi, mais quand ça approche l’overdose, il devient difficile pour une compagnie de théâtre de choisir l’aiguille dans la botte de foin.

Alors, pourquoi jouer mes pièces ?

Mais parce qu’elles sont bonnes ! Bien entendu, je ne suis pas objectif, diriez-vous ? Dans un sens vous avez raison. Mais je peux m’expliquer. Je dis que ce sont de bonnes pièces de théâtre parce qu’elles sont construites avec passion et avec quelques principes auxquels je ne déroge jamais.

Je cherche toujours à raconter une histoire solide.

Je me documente toujours, car certaines vérités ne doivent pas être réinventées.

Je cherche l’originalité et la pertinence.

Je n’écris pas au kilomètre pour alimenter mon répertoire.

Je hais les « deus ex machina »

J’évite la facilité du vulgaire et de la démagogie.

Je n’hésite jamais à couper dans le texte, il n’y a rien de pire qu’un auteur qui s’écoute parler.

Si je peux, j’y mets de l’humour, de la poésie, du sérieux et de l’absurde. Les dosages changent, mais je cherche toujours un ensemble savoureux.

Et surtout j’y passe beaucoup de temps.

L’inspiration est une maitresse paresseuse, elle ne représente que 10 % de l’ensemble. Le travail c’est 90 % d’une pièce. J’ai 50 idées de pièces dans la tête, mais les seules qui vaillent le coup ce sont celles qu’on peut lire. Alors, je les construis l’une après l’autre, réplique après réplique comme un sculpteur patient concentré sur son ciseau.

Voilà ce que je peux vous promettre.

Je ne fais pas de concession avec mon envie de qualité.

 

Laissez-moi maintenant vous en convaincre, en vous invitant à les lire dès maintenant.

Au plaisir,

Philippe Caure.

Le 23 septembre 2014.

P.S. Ah oui ! J’ai aussi deux Ferraris, une Porche et un château en bord de Loire à entretenir…